Uncategorized

Mon expérience du beau

Bonjour Uzeb!

J’ai rencontré des Adelphes dans mon long périple qui m’ont parlé de toi et de tes voyages. Comme je m’apprête à m’aventurer dans la merveilleuse forêt Taïga, j’aimerais pouvoir discuter avec toi de cette expérience et du village que tu as visité.

Avant de poursuivre nos échanges, je me permet de me présenter et de te parler de mon rapport au monde. Je crois qu’on pourra mieux se comprendre si on se partage notre vécu.

J’ai longtemps eu de la difficulté à ressentir mes émotions pleinement. Mon parcours m’a permis de m’ouvrir aux autres et de me connecter à la nature. Je me sens plus à l’écoute du monde qui m’entoure et de mon intérieur.

Tout d’abord, laisse moi te parler de mon expérience du beau. À travers mes rencontres, j’ai constaté que la sensibilité des humains me touchait particulièrement. N’y-a-t-il rien de plus beau qu’une personne en pleurs? Je trouve que l’expression d’une émotivité est une grande source d’émerveillement. Un puissant vertige suscité par les émotions qui s’emparent du cœur d’un être.

L’excitation, le tremblement, la peur, le désir. La peur c’est le désir?

J’ai également fait l’expérience de plusieurs formes d’art dont j’aimerais te parler. J’ai découvert que l’art est un moyen de faire ressentir des choses et même d’évoquer des connaissances, qui peuvent uniquement être exprimées par un tel discours. L’émotivité véhiculée dans l’art est éblouissante. Par exemple, j’ai participé à des chants de chorale qui m’ont empli d’une forte sensation d’extase. Le fait de partager ce moment en groupe m’a permis de me sentir connecté.e aux autres. Je sentais qu’on se comprenait, qu’on s’écoutait. Comment ces moments de communion pourraient-ils faire partie de notre quotidien?

La nature contribue beaucoup aussi à mon expérience du beau. Un sentiment paisible et de sérénité m’envahit quand je me retrouve au milieu de la forêt, au bord d’un lac immobile ou encore au sommet d’une montagne, ballotté.e par le vent. Je me souviens des longs moments que j’ai passé à écouter le bruit des vagues au bord du fleuve. À insérer des coquillages entre chacun de mes orteils. Rien à faire d’autre que de vivre au gré des marées.

Je rêve d’un monde où nos modes de vie s’agenceraient aux saisons, aux paysages, au souffle du vent.

Toi Uzeb, comment te sens-tu en pleine forêt?

Bien à toi,

Encéphaline

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *