Notre co-habitation avec les humanoïdes débutait lorsqu’iels prirent conscience de l’existence de l’intelligence des réseaux biosociaux. Notre coopération haute, élevée, de faîte, s’est enracinée en leur sein. Iels se sont interconnectés à la nature, ont développé leur Symbio pour communiquer avec nous.
Avant, c’était différent…
Je me souviens être né du temps où mes congénères flottaient, tranchés en section de 6 pieds, surface étale des cours d’eau, blanchissement des forêts, noircissement des rivières, extermination des sources de vie aquatique, forestière, et du mode de vie des adelphes aux cheveux de jais.
Je sens à travers les branches un frémissement. Les frênes frônent leurs frondaisons. Les érables erratent leurs feuilles fractales. Les vieux chênes déchainent leur cime chenue. Les pins agitent leurs pignes pimpantes. Les hydrangées, grimpées en spirale, desserrent leur étreinte. Les feuilles des bouleaux s’accordent avec la pluie et leurs écorces vibrent avec la brise. Les bipèdes à pouces préhenseurs entrent en résonance. C’est la «Rankatabuti».