SECONDE GENÈSE DE L'UTOPIE

T-town

Coucher dans l’herbe, je parle au fleuve. il me répond avec ses reflets remplis de vives paroles. La baignade amène une fraîcheur réconfortante. Le joli fleuve du Saint-Laurent aux berges de l’ancien parc Bellerive.

Perdu entre les arbres, mes repères sont les vestiges d’auparavant. Une maison de brique graffitée. Ces mots nous ramènent aux choses les plus oubliées qu’on se doit de se rappeler. À l’intérieur, objets sont partout bonheur nul part. 

À Tétreaultville, les plantes grandissent par elles-mêmes. Les végétaux interagissent entre eux afin de former du délicieux. Avec une observation méticuleuse de notre environnement naturel, on arrive à percevoir le primitif. La nature est dégustée avec des ami.e.s, ça fait fleurir notre intérieur.

Tout autour, c’est presque que du beau, on canalise l’horrible avec l’incroyable et parfois le contraire. Il s’agit d’une sublimation du déplaisant en du charmant. Méditation et échange nous amènent  à élargir nos perceptions. On chante, on danse, on crie pour prendre conscience. Le ressenti crée des choses inconcevables : formes, textures, rythmes et mots qu’on n’avait jamais encore découverts.

On vagabonde, accordéon entre les doigts;

on emprunte le vent pour faire des mélodies harmonisées avec les cigales.

Les mots glissent du piano à bretelle, voir même des arbres;

ça fait des phrases, parfois des paragraphes remplis de chaleur.

Les textures fabriquent la joie; les formes créent le rire. 

Les grands arbres accompagnés des rafales sifflent des sons de papier froissé. Les feuillus et leurs écorces ridés restent plantés pour me regarder, je lui souris. L’émerveillement enchante.

Octembre après octembre, pluie après pluie, on colore notre imaginaire;

Il est teinté de nous tous.tes.

À ce qu’on est bien ici ! 

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