SECONDE GENÈSE DE L'UTOPIE

Rapport de recherche numéro 1 pour le Comité d’amélioration technique et de mise-à-jour de l’Oniris

Par Bontux Kencanna

Le travail du technanthropoliticologue se résume à la prise de contact avec les systèmes de fonctionnement nouveaux ainsi que l’analyse et la compréhension profonde ceux-ci. Dans le cadre de cette recherche organisée et financée par le CATMAJO s’ajouteront des recommandations d’application pratiques aux réalités diverses de l’Interra.

Par manque de temps et d’endroit où se concentrer sur ce premier rapport, il sera bref et concis, ne s’intéressant qu’aux observations sommaires et superficielles que nous avons pu effectuer jusqu’à maintenant.

Il faut noter qu’en nous intéressant un peu plus aux températures changeantes et capricieuses de l’hémisphère nord, nous aurions pu mieux choisir notre période d’étude puisque notre arrivée est conjointe à leur période « d’octembre » alors que le territoire est constamment aspergé d’une pluie froide et franchement désagréable. Malgré celle-ci, leurs communautés semblent fonctionner sans encombre, allant même jusqu’à organiser des fêtes communautaires où danses et chants se font comme si de rien était. Les gens d’ici s’organisent avec un horaire bien précis, évitant les averses les plus violentes et profitent de la bruine pour faire leurs activités et emplettes. Cependant, cet horaire est extrêmement lent. À un point tel où une simple sortie au centre du village peut s’échelonner sur plusieurs jours.

Je dis emplette, mais on utilise ici le terme « échange », même si nous n’avons pas été en contact avec une forme de monnaie. Leurs processus économiques semblent assez complexes à comprendre et nous comptons y dédier un rapport entier. Pareillement, une analyse plus poussée de leurs cultures et leur lien au territoire se doit d’être fait, comme nous avons pu l’observer dans les fêtes précédemment abordées.

En discutant avec certain·e·s ainé·e·s, nous avons pu récolter de l’information sur une philosophie qui ne vous sera pas inconnue, la « biosophie ». Si cette théorie dialectique dépassée et presque oubliée ne nous parle plus, celleux-ci nous martelaient que le « projet biosophique » était bel et bien réalisé et accompli. Ce sera à approfondir.

Aussi, les communautés sont nombreuses, mais minimales dans leurs tailles. Déjà, nous en avons visité 4. Leurs petites tailles permettent les « échanges » facilement, mais obligent aussi les liens étroits à entretenir avec les autres. Ici, on appelle ce réseau commun Rosa Candida.

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