Tout autour, c’est presque que du beau;
on canalise l’horrible avec l’incroyable;
parfois le contraire.
On bâtit la culture dans les jardins, mais surtout à la grange.
Les pissenlits sont hauts, grands, forts et assumés.
Les fleurs peignent notre intérieur.
Je parle au golfe;
il me répond avec ses reflets remplis de vives paroles.
La baignade au goût salé amène une fraîcheur réconfortante.
Le joli golfe du Saint-Laurent.
On vagabonde, accordéon entre les doigts;
on emprunte le vent pour faire des mélodies harmonisées avec les cigales.
Les mots glissent du piano à bretelle, voir même des arbres;
ça fait des phrases, parfois des paragraphes remplis de chaleur.
À la grange, c’est gaieté;
nos esgourdes déployées;
on siffle des refrains avec générosité.
Orchestre improvisé.
Toi, moi, nous;
on chante, on danse, on crie;
on pleure même parfois;
ça fait fleurir.
L’émerveillement enchante.
Les textures fabriquent le sourire;
les formes créent le rire.
Octembre après octembre, pluie après pluie, on colore notre imaginaire;
Il est teinté de nous tous.tes.
Flagance