NAISSANCE DE L'UTOPIE

Lettre première

UZEB À SON AMIE RITA  

C’est après un long périple que nous sommes atterris en ce nouveau pays, prêtes à vous décrire ses vertus. Nous partîmes en quête de sagesse, avec espoir d’assimiler les pratiques de cette terre, décrite à ses étrangers de manière fort admirable. C’est avec grand plaisir que je vous fais part de notre voyage, chère amie, et avec aspiration de documenter ce monde à part. 

Ce village, situé au grand milieu de la forêt taïga, n’est qu’approchable que pour ceux osant s’aventurer en région sauvage, se départant de l’excès et le confort de la ville. Il m’a semblé surprenant de pouvoir observer la sincérité des demeures, construites par les mains des personnes les peuplant.

Nous fûmes arrivées que pour quelques instants avant de constater l’étrangeté de ce nouveau monde. Ses habitants, vêtus de tenues simples, se mouvaient d’une lenteur que nous n’avions jamais vu auparavant. Tout se faisait dans la délicatesse et la simplicité : le temps ne semblait plus exister. Et pourtant, sans cet engin ayant structuré notre quotidien, ces gens-là paraissaient confiants face à leur sort. Libres du temps, la routine n’existe plus dans leur quotidien. Je crois qu’une causerie de quelques phrases avec eux était question d’un quart d’heure! Je sens qu’en ce lieu, j’ai tout le temps qu’il me faut pour vivre.

Quelle découverte!

Je te relaterai mes observations futures, mais à présent, un long sommeil m’attend.

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