Art et récits

Sur cette page nous pourrons proposer des images, de la musique, des œuvres littéraires et des récits empruntant la voie des arts pour stimuler la réflexion.

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Lors de la rencontre du jeudi 24 février nous avions comme invité Victor Drouin-Tremp qui nous a présenté son travail de création sonore : http://v-ictor.ca/a-bout/

Les cadavres exquis du 22 mars 2022

L’éponge, Bob l’éponge est un symptôme évident de la perversion post-moderne qui émane bien absolument de toute grande maison servant une bonne lasagne chaude aux enfants souriants. Ceux-ci aiment bien boire dans des petites boîtes de jus cartonnées, preuve de nos envies emboîtées, parce que y’a juste ça qui importe ici. Les boîtes. Conserve, consomme. La somme de consonnes nous fait consommer les choses futiles des salons embrumés.

Beurk! Le lait de monsieur, ça goûte pas bon! Une bien belle chance que nous sommes des moutons. Quel gargouillis! Toutes sortes de sons entrent en ébullition. Beurk! La viande de monsieur n’est pas à mon goût! Quelque part, j’ai perdu mes papilles gustatives mais le son de ventre me rappelle ma capacité à entendre, à vivre. Ça me rappelle aussi que je vis pour une raison et je la connais vraiment pas. Mais je mange, est-ce que je mange mes émotions? Ou bien je mange pour oublier? Je pense que j’ai simplement très faim. Faim de vie, faim d’envie. J’aime le goût de la mort.

La nature fait voler les hirondelles. Vent les printemps du ciel tandis que la belle sous son ombrelle détache ses bretelles et crie « elle! ». Oh… compatissez avec les créatures surréelles de notre imaginaire intrinsèque et mort de vie sombre comme l’aile cachée sous ses bretelles. Les hirondelles sont mortes. Le printemps vit.

Le tapis fait des ronds et me chatouille les chevilles. Les formes ne sont pas précises. Son motif chamoiré me fait chavirer. Dans un pays embrumé aux vallées enneigées, arbres centenaires futés, odeur alléchante sous mes pieds. Mais qu’est-ce? Surement un délicieux café latte pour ma douce moitié. Le temps me touche tel ce tapis, congru et vif. Coloré, le temps ne me touche plus, il me frappe. Un ou deux coups. Je sais plus j’ai perdu le compte.

Courir à pieds joints vers le soleil de sa mort tel le serpent enjoué qui se sait perverti par l’horrible chacal grandiloquant, lui coupant le souffle de la vie à chaque inspiration. Son chandail pris dans ses crocs crie comme un croque-mort retraité. Il cherche son air pour être écouté. En chantant, il s’entend, en jouant il écoute. C’est magnifique tout ça. Presqu’aussi magnifique que l’amour.

Allez touste en sans équivoque de cabaret; comme si celui-ci vous accueillait. Laissez-vous danser par le vent de la bombe atomique. Celle qui fera sauter vos pieds et laver vos mains et danser le plancher aujourd’hui comme demain. Danser la cumbia. Danser tellement fort que le plancher tremble, mais ne pas réellement y porter attention. Chanter les roaffument des vieilles maisons qui tremblent agitées par les cycles du temps.

Abon, d’accord, j’ai mal aux accords. Comment peut-on s’accorder si on peut pas s’écouter? À quoi bon même continuer de parler si c’est pour sonner désaccordé? L’accord n’a pas besoin d’être accordé si il est absurde mais l’absurdité est-elle ajustée à nos parlés! Ou est-elle le métronome?Donne le 3e et le 4e temps, mais je suis déjà au 5e accord. Je me perd dans les consignes et réponses du métronome. Tic, Tac, Tic, Tac, mes yeux convulsionnent, sionnent, trouver le      la      la 440,      trouver la bonne.

Un cou nu pour unique cheville, ce soir les arbres de la forêt dandinent, chantent la naissance et la mort du fils. Mon corps s’allonge et s’envole. Au rythme des trottoirs. Je ne peux l’en retenir, c’est mon âme qui me tire là-haut, je mous de nature, je me défait de préconçus capitalistes, mais les anges de mon âme me relâchent, je chute et je brise. Les églises et leurs cloches sonnent et je gargouille parce que leur bruit me fait frémir. Les démons eux, les démons me font frissonner de peur                       as-tu eu peur??

On s’exempte de temps pour avoir la liberté d’être exempté de nous. Parce que ce choix m’emmerde. Qu’est-ce que le temps sans nous? Qu’est-ce que le nous sans temps? Je m’y perd. Qu’est ce que le quoi sans quoi? Pourquoi encore tant de pourquoi? Pourquoi toi et pas moi? Moi et toi? Patate. Patate bleue et fromage anti-bleu. Le pourquoi du comment est chez eux. Pourquoi renoncer à cette couleur frétillante qui picote me papilles. Pupilles. Si je vois comme je goûte, quels sont vraiment mes sens? Ne suis-je qu’un ramassis d’êtres? Pourquoi être un être , et ne pas être un pas être

Dans le ventre de mon cœur, le battement souffle et ne laisse de place à personne. Mon ouïe est effacée par la pulsion des battements. Où vont les sons du temps et dans la cage mes os vibres thorax      ,    thorax  , ax  , ax   ,  pax

Je te souhaite la pax mais pas n’importe laquelle, je te souhaite la pax romana et tous les chemins mèneront au ventre de ton cœur, et le cœur qui dirige mon âme battra pour toi.

Un surligneur sur mon cœur, comme pour en soulever les fleurs, comme pour poser un sens sur mes malheurs, pour revivre les nostalgies et le beau perdu. Il surligne les erreurs et me montre mes malheurs. Non mais franchement je suis pas venue ici pour les pessimistes, Éclairez le positif à la place! Mais en fait peut-être que le négatif est un passage oligatoire pour accéder au positif, le beau, le parfait? oui mais je pense à l’imparfait, la beauté dans la cassure. Minime éclaboussure embellie de réalité, le blanc minutieusement appliqué.

La tuque tricotée de Noam comme une ode aux grands-mères, les boucles qui y tombent sont telles des saucisses d’été, bbq. Un long souper rempli de fumée toxique et dimanche je serai avec eux. Je les aimes avec leurs clopes, sont beaux. La fumée secondaire devient presque romantique. J’enduis mes poumons d’un joli goudron qui sens fort le rose des meilleurs bonbons. Levons, levons notre santé à notre cher Gaston.

Brulé de sens, mon cerveau vapote, chenille pervertie, chandail manches longues et cigarettes. Les hautes températures me font suer et me demander où  je suis, pourquoi y suis-je. Dans l’intervalle de ces degrés il y a un sens qui m’échappe mais j’men tape je veux pas la trouver, la vérité trop recherchée. Moi je préfère l’ignorer. Comment veux tu vivre le tracas si tu n’as pas sa source et je bois l’eau de vie pour tromper l’envie, de manger un singe grillé sous la douche       –                    Oh comme la neige m’a piégée, la vérité papote et me fait relever mes manches, à coup de puff de cigarette.

La maison de mon cœur est pleine de poussière et de confettis. Les confetits de mon cœur se font dépoussiérer. J’élève la poussière comme Man Ray et Marcel. Elle ressemble à des cochons. rose comme l’Art et bleu comme la raison. Sortons de nos maisons, les choses sont si belles, il serait dommage d’être. Être sans jamais pouvoir tenter de se réinventer à travers l’Art et les idées.

Les fleurs du printemps commence à pointer le bout de leur nez et dans le fond des narines y’a des « daffodils ». Les oiseaux flottent, les poissons marchent nonchalamment. Mordons-les,   croquons-les   , les pogos , pogos délicieux. J’arrive en campagne, alléchante Allemagne. La beauté qui émane fait briller Édémané, édé, aimé, DD, bisous.

La télé se sent enjouée, d’entrer et de communiquer avec ses spectateurs. Quand elle nous parle, elle ressent le besoin de crier. Ça sonne comme des vaches à mes oreilles. ?       Elles beuglent le plus fort qu’elle peuvent, j’essaie de m’imaginer que ce sont des oiseaux qui sifflent. Des sérénades sans céréale et surtout sans gluten! Télévision active de son. Joviales, elles, bien évidemment le sont, sans gluten et sans céréales? Mais que sommes nous sans ce savoureux liquide qu’est la bière? Piquement de TV, chatouillement de bière, le gluten est meilleur fermenté.

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Récit d’une pratique, discussion, communauté et enjeux «wokes»

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