{"id":133,"date":"2021-11-04T17:31:51","date_gmt":"2021-11-04T17:31:51","guid":{"rendered":"https:\/\/enjeux-rlaroche.profweb.ca\/?page_id=133"},"modified":"2022-05-05T19:52:38","modified_gmt":"2022-05-05T19:52:38","slug":"arts-et-recits","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/?page_id=133","title":{"rendered":"Art et r\u00e9cits"},"content":{"rendered":"\n<p>Sur cette page nous pourrons proposer des images, de la musique, des \u0153uvres litt\u00e9raires et des r\u00e9cits empruntant la voie des arts pour stimuler la r\u00e9flexion. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"REMO GARY - Les oiseaux de passage (Jean Richepin\/Georges Brassens)\" width=\"930\" height=\"698\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/07j2okbYjPs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading\">***<\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" id=\"lors-de-la-rencontre-du-jeudi-24-fevrier-nous-avions-comme-invite-victor-drouin-tremp-qui-nous-a-presente-son-travail-de-creation-sonore-http-v-ictor-ca-a-bout\">Lors de la rencontre du jeudi 24 f\u00e9vrier nous avions comme invit\u00e9 Victor  Drouin-Tremp qui nous a pr\u00e9sent\u00e9 son travail de cr\u00e9ation sonore :  <a href=\"http:\/\/v-ictor.ca\/a-bout\/\">http:\/\/v-ictor.ca\/a-bout\/<\/a><\/h4>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"les-cadavres-exquis-du-22-mars-2022\">Les cadavres exquis du 22 mars 2022<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9ponge, Bob l\u2019\u00e9ponge est un sympt\u00f4me \u00e9vident de la perversion post-moderne qui \u00e9mane bien absolument de toute grande maison servant une bonne lasagne chaude aux enfants souriants. Ceux-ci aiment bien boire dans des petites bo\u00eetes de jus cartonn\u00e9es, preuve de nos envies embo\u00eet\u00e9es, parce que y\u2019a juste \u00e7a qui importe ici. Les bo\u00eetes. Conserve, consomme. La somme de consonnes nous fait consommer les choses futiles des salons embrum\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Beurk! Le lait de monsieur, \u00e7a go\u00fbte pas bon! Une bien belle chance que nous sommes des moutons. Quel gargouillis! Toutes sortes de sons entrent en \u00e9bullition. Beurk! La viande de monsieur n\u2019est pas \u00e0 mon go\u00fbt! Quelque part, j\u2019ai perdu mes papilles gustatives mais le son de ventre me rappelle ma capacit\u00e9 \u00e0 entendre, \u00e0 vivre. \u00c7a me rappelle aussi que je vis pour une raison et je la connais vraiment pas. Mais je mange, est-ce que je mange mes \u00e9motions? Ou bien je mange pour oublier? Je pense que j\u2019ai simplement tr\u00e8s faim. Faim de vie, faim d\u2019envie. J\u2019aime le go\u00fbt de la mort.<\/p>\n\n\n\n<p>La nature fait voler les hirondelles. Vent les printemps du ciel tandis que la belle sous son ombrelle d\u00e9tache ses bretelles et crie \u00ab&nbsp;elle!&nbsp;\u00bb. Oh\u2026 compatissez avec les cr\u00e9atures surr\u00e9elles de notre imaginaire intrins\u00e8que et mort de vie sombre comme l\u2019aile cach\u00e9e sous ses bretelles. Les hirondelles sont mortes. Le printemps vit.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tapis fait des ronds et me chatouille les chevilles. Les formes ne sont pas pr\u00e9cises. Son motif chamoir\u00e9 me fait chavirer. Dans un pays embrum\u00e9 aux vall\u00e9es enneig\u00e9es, arbres centenaires fut\u00e9s, odeur all\u00e9chante sous mes pieds. Mais qu\u2019est-ce? Surement un d\u00e9licieux caf\u00e9 latte pour ma douce moiti\u00e9. Le temps me touche tel ce tapis, congru et vif. Color\u00e9, le temps ne me touche plus, il me frappe. Un ou deux coups. Je sais plus j\u2019ai perdu le compte.<\/p>\n\n\n\n<p>Courir \u00e0 pieds joints vers le soleil de sa mort tel le serpent enjou\u00e9 qui se sait perverti par l\u2019horrible chacal grandiloquant, lui coupant le souffle de la vie \u00e0 chaque inspiration. Son chandail pris dans ses crocs crie comme un croque-mort retrait\u00e9. Il cherche son air pour \u00eatre \u00e9cout\u00e9. En chantant, il s\u2019entend, en jouant il \u00e9coute. C\u2019est magnifique tout \u00e7a. Presqu\u2019aussi magnifique que l\u2019amour.<\/p>\n\n\n\n<p>Allez touste en sans \u00e9quivoque de cabaret; comme si celui-ci vous accueillait. Laissez-vous danser par le vent de la bombe atomique. Celle qui fera sauter vos pieds et laver vos mains et danser le plancher aujourd\u2019hui comme demain. Danser la cumbia. Danser tellement fort que le plancher tremble, mais ne pas r\u00e9ellement y porter attention. Chanter les roaffument des vieilles maisons qui tremblent agit\u00e9es par les cycles du temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Abon, d\u2019accord, j\u2019ai mal aux accords. Comment peut-on s\u2019accorder si on peut pas s\u2019\u00e9couter? \u00c0 quoi bon m\u00eame continuer de parler si c\u2019est pour sonner d\u00e9saccord\u00e9? L\u2019accord n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre accord\u00e9 si il est absurde mais l\u2019absurdit\u00e9 est-elle ajust\u00e9e \u00e0 nos parl\u00e9s! Ou est-elle le m\u00e9tronome?Donne le 3<sup>e <\/sup>et le 4<sup>e<\/sup> temps, mais je suis d\u00e9j\u00e0 au 5<sup>e<\/sup> accord. Je me perd dans les consignes et r\u00e9ponses du m\u00e9tronome. Tic, Tac, Tic, Tac, mes yeux convulsionnent, sionnent, trouver le&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la 440,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; trouver la bonne.<\/p>\n\n\n\n<p>Un cou nu pour unique cheville, ce soir les arbres de la for\u00eat dandinent, chantent la naissance et la mort du fils. Mon corps s\u2019allonge et s\u2019envole. Au rythme des trottoirs. Je ne peux l\u2019en retenir, c\u2019est mon \u00e2me qui me tire l\u00e0-haut, je mous de nature, je me d\u00e9fait de pr\u00e9con\u00e7us capitalistes, mais les anges de mon \u00e2me me rel\u00e2chent, je chute et je brise. Les \u00e9glises et leurs cloches sonnent et je gargouille parce que leur bruit me fait fr\u00e9mir. Les d\u00e9mons eux, les d\u00e9mons me font frissonner de peur &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; as-tu eu peur??<\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019exempte de temps pour avoir la libert\u00e9 d\u2019\u00eatre exempt\u00e9 de nous. Parce que ce choix m\u2019emmerde. Qu\u2019est-ce que le temps sans nous? Qu\u2019est-ce que le nous sans temps? Je m\u2019y perd. Qu\u2019est ce que le quoi sans quoi? Pourquoi encore tant de pourquoi? Pourquoi toi et pas moi? Moi et toi? Patate. Patate bleue et fromage anti-bleu. Le pourquoi du comment est chez eux. Pourquoi renoncer \u00e0 cette couleur fr\u00e9tillante qui picote me papilles. Pupilles. Si je vois comme je go\u00fbte, quels sont vraiment mes sens? Ne suis-je qu\u2019un ramassis d\u2019\u00eatres? Pourquoi \u00eatre un \u00eatre , et ne pas \u00eatre un pas \u00eatre<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le ventre de mon c\u0153ur, le battement souffle et ne laisse de place \u00e0 personne. Mon ou\u00efe est effac\u00e9e par la pulsion des battements. O\u00f9 vont les sons du temps et dans la cage mes os vibres thorax&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ,&nbsp;&nbsp;&nbsp; thorax&nbsp; , ax&nbsp; , ax&nbsp;&nbsp; ,&nbsp; pax<\/p>\n\n\n\n<p>Je te souhaite la pax mais pas n\u2019importe laquelle, je te souhaite la pax romana et tous les chemins m\u00e8neront au ventre de ton c\u0153ur, et le c\u0153ur qui dirige mon \u00e2me battra pour toi.<\/p>\n\n\n\n<p>Un surligneur sur mon c\u0153ur, comme pour en soulever les fleurs, comme pour poser un sens sur mes malheurs, pour revivre les nostalgies et le beau perdu. Il surligne les erreurs et me montre mes malheurs. Non mais franchement je suis pas venue ici pour les pessimistes, \u00c9clairez le positif \u00e0 la place! Mais en fait peut-\u00eatre que le n\u00e9gatif est un passage oligatoire pour acc\u00e9der au positif, le beau, le parfait? oui mais je pense \u00e0 l\u2019imparfait, la beaut\u00e9 dans la cassure. Minime \u00e9claboussure embellie de r\u00e9alit\u00e9, le blanc minutieusement appliqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La tuque tricot\u00e9e de Noam comme une ode aux grands-m\u00e8res, les boucles qui y tombent sont telles des saucisses d\u2019\u00e9t\u00e9, bbq. Un long souper rempli de fum\u00e9e toxique et dimanche je serai avec eux. Je les aimes avec leurs clopes, sont beaux. La fum\u00e9e secondaire devient presque romantique. J\u2019enduis mes poumons d\u2019un joli goudron qui sens fort le rose des meilleurs bonbons. Levons, levons notre sant\u00e9 \u00e0 notre cher Gaston.<\/p>\n\n\n\n<p>Brul\u00e9 de sens, mon cerveau vapote, chenille pervertie, chandail manches longues et cigarettes. Les hautes temp\u00e9ratures me font suer et me demander o\u00f9&nbsp; je suis, pourquoi y suis-je. Dans l\u2019intervalle de ces degr\u00e9s il y a un sens qui m\u2019\u00e9chappe mais j\u2019men tape je veux pas la trouver, la v\u00e9rit\u00e9 trop recherch\u00e9e. Moi je pr\u00e9f\u00e8re l\u2019ignorer. Comment veux tu vivre le tracas si tu n\u2019as pas sa source et je bois l\u2019eau de vie pour tromper l\u2019envie, de manger un singe grill\u00e9 sous la douche&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oh comme la neige m\u2019a pi\u00e9g\u00e9e, la v\u00e9rit\u00e9 papote et me fait relever mes manches, \u00e0 coup de puff de cigarette.<\/p>\n\n\n\n<p>La maison de mon c\u0153ur est pleine de poussi\u00e8re et de confettis. Les confetits de mon c\u0153ur se font d\u00e9poussi\u00e9rer. J\u2019\u00e9l\u00e8ve la poussi\u00e8re comme Man Ray et Marcel. Elle ressemble \u00e0 des cochons. rose comme l\u2019Art et bleu comme la raison. Sortons de nos maisons, les choses sont si belles, il serait dommage d\u2019\u00eatre. \u00catre sans jamais pouvoir tenter de se r\u00e9inventer \u00e0 travers l\u2019Art et les id\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les fleurs du printemps commence \u00e0 pointer le bout de leur nez et dans le fond des narines y\u2019a des \u00ab&nbsp;daffodils&nbsp;\u00bb. Les oiseaux flottent, les poissons marchent nonchalamment. Mordons-les,&nbsp;&nbsp; croquons-les&nbsp;&nbsp; , les pogos , pogos d\u00e9licieux. J\u2019arrive en campagne, all\u00e9chante Allemagne. La beaut\u00e9 qui \u00e9mane fait briller \u00c9d\u00e9man\u00e9, \u00e9d\u00e9, aim\u00e9, DD, bisous.<\/p>\n\n\n\n<p>La t\u00e9l\u00e9 se sent enjou\u00e9e, d\u2019entrer et de communiquer avec ses spectateurs. Quand elle nous parle, elle ressent le besoin de crier. \u00c7a sonne comme des vaches \u00e0 mes oreilles. ?\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Elles beuglent le plus fort qu\u2019elle peuvent, j\u2019essaie de m\u2019imaginer que ce sont des oiseaux qui sifflent. Des s\u00e9r\u00e9nades sans c\u00e9r\u00e9ale et surtout sans gluten! T\u00e9l\u00e9vision active de son. Joviales, elles, bien \u00e9videmment le sont, sans gluten et sans c\u00e9r\u00e9ales? Mais que sommes nous sans ce savoureux liquide qu\u2019est la bi\u00e8re? Piquement de TV, chatouillement de bi\u00e8re, le gluten est meilleur ferment\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">***<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\" id=\"recit-d-une-pratique-discussion-communaute-et-enjeux-wokes\"><strong>R\u00e9cit d&rsquo;une pratique, discussion, communaut\u00e9 et enjeux \u00abwokes\u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur cette page nous pourrons proposer des images, de la musique, des \u0153uvres litt\u00e9raires et des r\u00e9cits empruntant la voie des arts pour stimuler la r\u00e9flexion. *** Lors de la rencontre du jeudi 24 f\u00e9vrier nous avions comme invit\u00e9 Victor Drouin-Tremp qui nous a pr\u00e9sent\u00e9 son travail de cr\u00e9ation sonore : http:\/\/v-ictor.ca\/a-bout\/ Les cadavres exquis&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":227,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-133","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/133","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=133"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/133\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1055,"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/133\/revisions\/1055"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/227"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/enjeux-rlaroche.philo-cvm.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=133"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}